L'essentiel : Aide aux jeunes pour bien vivre en montagne
Quel est l'objectif de l'aide aux jeunes pour bien vivre en montagne ?
L’objectif de l’aide aux jeunes pour bien vivre en montagne est de soutenir financièrement les jeunes qui souhaitent s’installer durablement dans les zones de montagne. Ce dispositif vise à faciliter leur intégration et leur maintien dans ces territoires en leur apportant un accompagnement adapté.
Quel est le montant de cette aide financière ?
Le montant de la subvention représente 40 % maximum des dépenses éligibles dans le cadre de l’aide aux jeunes pour bien vivre en montagne.
Quelles opérations sont éligibles à cette subvention ?
Les opérations financées s’organisent autour de 4 orientations :
- Instaurer le réflexe jeune au sein de la CIMA et mettre en place des éléments de suivi
- Soutenir des initiatives intégrant des formes de partenariat innovant et la participation des jeunes
- Éducation, sensibilisation et découverte de la montagne
- Emplois, création d’activités et formation des jeunes
Actions éligibles :
- Démarches de mise en place d’espaces de création d’activités liées à la montagne par des jeunes à l’échelle d’un espace valléen
- Actions de mise en réseau d’acteurs relais du « réflexe jeunes » à l’échelle interrégionale, partage et valorisation des expériences et bonnes pratiques
- Projets de soutien des partenariats entre jeunes et décideurs et participation des jeunes dans les instances autour des spécificités de la montagne
- Actions de sensibilisation, d’éducation et de formation pour découvrir la montagne (métiers et vie en montagne) portées par des groupements multi-acteurs
- Projets de soutien des programmes jeunesse « ville-montagne » de proximité des agglomérations et métropoles au pied des Alpes
- Projets expérimentaux de développement des outils numériques et contenus de formation à distance pour les jeunes en milieu rural montagnard
Actions non éligibles : forums et festivals des métiers de la montagne.
Le seuil d’intervention régionale est fixé à 2 000 € TTC en fonctionnement et 2 000 € HT en investissement. Les actions doivent s’intégrer dans la stratégie de diversification touristique toute saisons mise en œuvre à l’échelle d’un espace valléen.
Qui peut bénéficier de ce dispositif ?
Les structures pouvant bénéficier de l’Aide aux jeunes pour bien vivre en montagne sont :
- Les associations
- Les collectivités territoriales et leurs regroupements (communes, EPCI, départements)
- Les établissements publics et privés
- Les entreprises publiques et privées
- Les syndicats mixtes, notamment les Parcs Naturels Régionaux
- Les groupements d’intérêt public (GIP)
- Les structures de réseaux
Les structures éligibles à l’aide aux jeunes pour bien vivre en montagne
Ce dispositif s’adresse à un large éventail d’acteurs du territoire alpin. Les associations peuvent déposer un dossier, tout comme les collectivités territoriales et leurs regroupements, qu’il s’agisse de communes, d’EPCI ou de départements.
Les établissements publics et privés sont également concernés. Les entreprises, qu’elles soient publiques ou privées, peuvent bénéficier de cette aide. Les syndicats mixtes, notamment les Parcs Naturels Régionaux, font partie des structures éligibles.
Les Groupements d’intérêt public (GIP) et les structures de réseaux complètent la liste des bénéficiaires potentiels. Cette diversité permet de mobiliser différents types d’acteurs autour des enjeux de la jeunesse en montagne.
Les quatre orientations de l’aide aux jeunes pour bien vivre en montagne
Instaurer le réflexe jeune au sein de la CIMA
La première orientation vise à intégrer systématiquement la question de la jeunesse dans les réflexions de la Convention Interrégionale du Massif des Alpes. Cette démarche implique la mise en place d’éléments de suivi pour mesurer l’impact des actions menées.
Le dispositif encourage la création d’indicateurs permettant d’évaluer les résultats obtenus. Cette approche garantit une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des jeunes dans les politiques de montagne.
Soutenir les initiatives avec participation des jeunes
L’orientation 2 met l’accent sur les démarches intégrant des formes de partenariat entre différents acteurs. La participation active des jeunes constitue un critère déterminant pour cette orientation.
Les projets doivent favoriser l’implication directe des jeunes dans leur conception et leur mise en œuvre. Cette approche participative permet de mieux répondre aux attentes réelles de cette population.
Éducation et découverte de la montagne
La troisième orientation concerne les actions d’éducation, de sensibilisation et de découverte du milieu montagnard. Ces projets permettent aux jeunes de mieux connaître les spécificités de la vie en montagne.
Emplois, création d’activités et formation
L’orientation 4 se concentre sur l’insertion professionnelle des jeunes en zone de montagne. Elle soutient les initiatives liées à la création d’activités et au développement des compétences.
Les actions financées par le dispositif
Création d’activités et mise en réseau
Le dispositif finance les démarches de mise en place d’espaces de création d’activités liées à la montagne par des jeunes. Ces projets doivent s’inscrire à l’échelle d’un espace valléen et respecter la stratégie touristique identifiée.
Les actions visant à dynamiser la mise en réseau d’acteurs relais du « réflexe jeunes » à l’échelle interrégionale sont éligibles. Le partage, la valorisation et la mise en commun des expériences et des bonnes pratiques font partie des objectifs soutenus.
Partenariat et participation des jeunes pour bien vivre en montagne
Les projets de soutien des formes de partenariat entre jeunes et décideurs peuvent obtenir un financement. La participation des jeunes dans les différentes instances autour des spécificités de la montagne est encouragée.
Ces initiatives permettent aux jeunes de s’exprimer sur les enjeux qui les concernent directement dans les Alpes. Elles favorisent le dialogue intergénérationnel et la co-construction des politiques territoriales.
Sensibilisation et formation
Les actions de sensibilisation, d’éducation et de formation pour découvrir la montagne sont éligibles. Ces projets doivent être portés par des groupements multi-acteurs réunissant collectivités locales, professionnels et jeunes.
Les programmes jeunesse « ville-montagne » de proximité des agglomérations et métropoles au pied des Alpes bénéficient d’un soutien. Ces initiatives créent des liens entre les zones urbaines et les territoires de montagne.
Outils numériques et formation à distance
Les projets expérimentaux de développement des outils numériques pour les jeunes en milieu rural montagnard sont financés. Les contenus de formation à distance constituent également une action éligible.
Ces solutions répondent aux contraintes géographiques des zones de montagne. Elles facilitent l’accès à la formation pour les jeunes résidant dans des secteurs isolés.
Les exclusions et seuils d’intervention
Les forums et festivals des métiers de la montagne ne sont pas éligibles à cette aide. Cette exclusion permet de concentrer les financements sur d’autres types d’actions.
Le seuil d’intervention régionale est fixé à 2 000 € TTC pour les opérations en fonctionnement. Pour les investissements, le seuil s’élève à 2 000 € HT.
Les actions doivent impérativement s’intégrer dans la stratégie de diversification touristique toute saisons mise en œuvre à l’échelle d’un espace valléen. Cette condition garantit la cohérence des projets avec les orientations territoriales.
Le montant de la subvention
L’aide aux jeunes pour bien vivre en montagne prend la forme d’une subvention. Le montant représente 40 % maximum des dépenses éligibles du projet présenté.
Ce taux de financement nécessite que le porteur de projet mobilise d’autres sources de financement. La subvention vient en complément des fonds propres ou d’autres aides publiques.
| Type de dépense | Seuil minimum | Taux de subvention |
|---|---|---|
| Fonctionnement | 2 000 € TTC | 40 % maximum |
| Investissement | 2 000 € HT | 40 % maximum |
Les conditions de mise en œuvre des projets
Les projets doivent respecter plusieurs conditions pour bénéficier du financement. L’intégration dans la stratégie de diversification touristique toute saisons constitue un prérequis.
L’échelle d’intervention doit correspondre à un espace valléen. Cette dimension territoriale permet de garantir une cohérence géographique des actions menées.
Les porteurs de projets doivent démontrer la pertinence de leur action au regard des quatre orientations du dispositif. La participation des jeunes ou le bénéfice direct pour cette population doit être clairement établi.
